RDC : le prochain gouvernement ne rassure pas sur l’amélioration de la situation socio-économique

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Malgré les promesses faites par le chef de l’État Félix Tshisekedi pour améliorer les conditions socio-économiques des Congolais, de renforcer l’État de droit, de faire progresser l’ouverture politique et de consolider la paix, plusieurs organisations de la Société civile et religieuse du pays n’augurent rien d’important pouvant bouger les lignes. D’où, le doute persiste quant à la taille du prochain gouvernement jugé budgétivore. 

Dans cette optique, les membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies (Onu) ont souligné ce jeudi qu’il importe d’obtenir la formation d’un gouvernement qui puisse permettre au président Félix Tshisekdi de tenir ses engagements afin de réaliser l’unité nationale, de renforcer l’état de droit et de faire progresser l’ouverture politique et la consolidation de la paix.

Ayant signé un document de négociation, la coalition FCC-CACH a décidé d’adopter un programme commun de gouvernance et de mettre en place un comité de suivi de la mise en œuvre de la coalition. Le nouveau gouvernement aura 65 membres dont 48 ministres et 17 vice-ministres. Le FCC aura 42 portefeuilles et CACH 23 postes.

A cet effet, plusieurs organisations de la Société civile et religieuses étaient montées au créneau pour critiquer amèrement la taille de la prochaine équipe, laquelle n’a privilégié ses intérêts au détriment des Congolais. Par conséquent, elles n’augurent pas grand-chose pouvant améliorer les conditions de vie des Congolais.

D’ailleurs, plusieurs sources révèlent qu’en se référant aux différentes lois de finances antérieures, soit de 2014-2018, sur le plan budgétaire, les dépenses de ce gouvernement sont évaluées à hauteur de 662 millions USD par an. Pour le fonctionnement des cabinets ministériels, de vice-primature et primature, un budget de 647 millions de dollars américains sera alloué par an. Il faudra ajouter leurs rémunérations chiffrées à 650 mille USD, y compris le salaire de leurs collaborateurs de services à hauteur de 5,2 millions USD. Cela qui explique la réduction des chances de Félix Tshisekedi d’exécuter son programme.

Même si la prochaine équipe gouvernementale est farcie des critiques négatives, il revient au président de la République qui a le dernier mot d’appeler les animateurs qui seront choisis à l’ordre. Cela en vue de réaliser toutes ses promesses.

Hervé Ntumba