L’inhumation interdite dans les cimetières de Kintambo, Kinsuka et Kinkole désaffectés

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On ose croire que cette fois-ci sera la bonne. En effet, le gouverneur de la ville de Kinshasa, qui a promis de diriger autrement la capitale, interdit aux Kinois de ne plus inhumer les leurs décédés dans trois cimetières désaffectés. Mais la population entend le juger par les actes.

Florent N’Lunda N’Silu

Enfin, le gouverneur de la vile de Kinshasa, Gentiny Ngobila, vient de réagir en prenant la décision portant interdiction d’inhumation dans trois cimetières de Kinshasa désaffectés. Nous pensons que cette-fois ci sera la bonne, car bien que fermés officiellement depuis des années, l’inhumation se poursuit dans ces cimetières. Sans – hélas – susciter la  moindre réaction de ceux qui sont censés veiller à l’application de la décision officielle.

Deux cimetières sont surtout pointés du doigt : ceux de Kintambo et de Kinkole (commune de la N’Sele). Ils sont suivis dans une moindre mesure par celui de Kinsuka (commune de Mont-Ngafula) où les vivants et les morts cohabitent. C’est-à-dire que les inciviques, en complicité avec des chefs coutumiers et avec le laxisme et la passivité des autorités, achètent un lopin de terre où ils construisent des baraquements. Cela en attendant de construire en dur.

Des membres de famille qui se rendent le 1er août de chaque année, dédié aux morts et parents en République démocratique du Congo, sont désagréablement surpris de constater la disparition des tombes des leurs décédés. À la place, ils trouvent, pour certains, des baraquements et, pour d’autres, d’autres tombes. C’est-à-dire qu’on a superposé des cadavres. Ne pouvant se contenir, certains membres de famille éclatent en sanglots. Deux cimetières s’illustrent dans cette pratique : ceux de Kintambo et Kinsuka.

À l’annonce de la réaction du gouverneur Ngobila, les gens ont applaudi. Mais entre dire et faire, il y a une marge. Donc, les gens vont le juger par les actes, lui qui a promis de diriger autrement la ville de Kinshasa, contrairement à ses prédécesseurs.

Les gens veulent le voir appliquer sa décision dans toute sa rigueur, car ne dit-on pas que la loi est dure mais c’est a loi. Dès lors, ils vont croire à la rupture annoncée par le nouveau locataire de l’Hôtel de ville de Kinshasa avec le passé.