Gouvernement : Ilunga Ilunkamba admis en 2ème session

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Recalé en première session, le Premier ministre, Ilunga Ilunkamba, a eu l’occasion de se rattraper en deuxième session pour passer, devant le chef de l’État, la liste complète de son gouvernement. Entre-temps, à l’Assemblée nationale, en session extraordinaire depuis le lundi 19 août 2019, le décor se plante déjà pour l’investiture du gouvernement Ilunga Ilunkamba.

Le Potentiel

Le chef de l’État Félix Tshisekedi s’est entretenu, lundi, dans ses bureaux de la Cité de l’Union africaine, avec le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Sans surprise, la formation du gouvernement a été au menu de leurs échanges. À peine rentré de la Tanzanie où il a pris part au sommet de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), Félix Tshisekedi a décidé de vider, sans doute, au courant de cette semaine la question du gouvernement. Il est déterminé à lever le suspense.

Entre-temps, à l’Assemblée nationale, on met la pression avec l’ouverture, hier lundi 19 août, de la session extraordinaire qui s’étend jusqu’au 7 septembre 2019.

En convoquant la session extraordinaire, l’Assemblée nationale vient de réaliser un coup politique qui devrait vraisemblablement accélérer les discussions entre le chef de l’État et le Premier ministre dans la nomination du gouvernement. Les trois institutions, à savoir le président de la République, l’Assemblée nationale et le Gouvernement, s’observent. Mais le temps est leur pire ennemi.

À qui la faute ?

Qui portera la responsabilité du nouveau retard dans la mise en place du gouvernement ? L’Assemblée nationale vient de jouer sa partition. Elle est en session extraordinaire pour, entre autres, investir le gouvernement. Elle n’attendrait donc plus que le go du président de la République. En tout cas, si les choses devraient encore s’étirer en longueur, ce ne sera pas la faute à l’Assemblée nationale, se dit-on dans les couloirs du Palais du peuple.

Dans ces conditions, il ne reste plus que deux acteurs majeurs pour lever définitivement le verrou, en l’occurrence le chef de l’État et le Premier ministre. Ils ont la clé de l’énigme.

Pour le moment, les discussions sont loin d’un enlisement. L’heure est à l’arbitrage pour aboutir à une mouture consensuelle. Toujours est-il que, hier lundi, au terme des échanges avec le chef de l’État, le Premier ministre a promis qu’il le reverrait dans deux ou trois jours avec une copie amendée.

Interrogé le week-end par radio Okapi, le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema, s’est voulu optimiste. « Il n’y a pas de raisons pour que le chef de l’État bloque la sortie du gouvernement de la République.

Le peuple attend un changement ». Il promet en même temps que « le chef de l’État ne laissera pas passer un gouvernement dans lequel il estime qu’il y a des choses qui ne doivent pas se faire ».

Quoi qu’il en soit, le dernier mot reviendra à son examinateur, c’est-à-dire Félix Tshisekedi. En première session, Ilunga Ilunkamba a été ajournée pour des raisons d’équilibre de son gouvernement. Sa copie a été non convaincante, l’obligeant à la revoir entre les deux partenaires à la coalition, essentiellement le FCC et le CACH. Il doit sûrement avoir corrigé cette faiblesse.

Dans les prochaines heures, Ilunga Ilunkamba retourne vers le chef de l’État avec une nouvelle copie. C’est son ultime épreuve pour satisfaire à la deuxième session. Il faut craindre qu’il ne soit à nouveau recalé. Car, la sentence pourrait lui être fatale.

Pour l’instant, l’heure est au dernier toilettage de la liste du gouvernement pour satisfaire aux conditions fixées par le chef de l’État. Dans un communiqué signé le 16 août 2019 (voir encadré), le Premier ministre a tenté de calmer les esprits, rappelant qu’« il n’y a pas de honte à réussir en deuxième session, seule la réussite compte ! »

C’est tout ce qu’on lui souhaite.