Élucider l’énigme

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Des nuages sombres planent encore sur le crash de l’Antonov 72 des Forces armées aériennes de la République démocratique du Congo qui assurait le transport de la logistique présidentielle. Des morts sont comptés dans cet accident dont le lieu du crash vient d’être localisé dans la province de Sankuru.

Depuis, cet accident qui a coûté la vie à des proches collaborateurs du président de la République, fait jaser. Les rumeurs sur les réseaux sociaux vont bon train. À la base de ces rumeurs, le déficit de communication de l’Agence de l’aviation civile (AAC) autour du crash. 

Tout ce que l’opinion publique nationale sait de ce crash, c’est qu’il y avait 8 personnes à bord de cet avion, y compris l’équipage et que 59 minutes après son décollage de la ville de Goma, les radars ont perdu le contact avec l’appareil qui était en partance pour Kinshasa.

Face à ce manque d’informations exhaustives, des sources parallèles ne s’empêchent pas d’alimenter les réseaux sociaux avec toutes sortes de racontars. Ce qui devrait pousser les services compétents, en l’occurrence l’Agence de l’aviation civile, mais aussi la Régie des voies aériennes qui assure la sûreté dans les installations aéroportuaires et dans le ciel congolais, de donner des informations basiques sur ce vol et les premiers éléments sur les conditions météorologiques de vol.

Il est anormal que les services compétents ne soient pas en mesure de donner le nombre exact de personnes qui ont réellement embarqué dans cet appareil. De même, pour taire toutes les spéculations sur le tonnage de l’appareil, il y a lieu de donner ces informations basiques y relatives.

En attendant la clarification sur cette triste affaire, une cellule de crise a été créée pour cet accident. Cette structure devrait communiquer à temps et à contretemps pour ne pas laisser libre cours même aux folles rumeurs. Avec la localisation, désormais, du lieu du crash, tout doit être fait pour élucider le contour de ce feuilleton macabre.