Passage obligé

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La conclusion d’un nouveau programme formel est possible. Ce, à condition que la Banque centrale du Congo (BCC) envoie des signaux forts, prouvant qu’elle est en mesure de gérer rationnellement les fonds qu’elle recevra – si jamais le programme est conclu – du Fonds monétaire internationale.

Cette épreuve, la République démocratique du Congo est capable de l’affronter. Quand bien même on se rappelle la rigueur qu’imposent les dirigeants de l’Institut d’émission. De ce point de vue, il n’y a rien à craindre. La BCC est prête à recevoir des équipes d’audit de n’importe quelle institution. Tout est au point.

Ce pendant, du côté de la BCC, les choses doivent être faites de manière à ce que l’équipe d’experts du Fonds monétaire international, qui arrive à Kinshasa à la première quinzaine du mois de novembre (du 6 au 11 novembre), puisse trouver les réponses par rapport à l’efficacité de la gouvernance de la BCC dans les cinq volets épinglés par les experts du FMI, en rapport avec l’évaluation dont fera l’objet la Banque centrale du Congo.

L’on se dit en mesure de gérer rationnellement les fonds mis à la disposition de la Banque centrale du Congo et communiquer en temps utile, tel que l’exige la loi, des informations financières fiables.

Qu’à cela ne tienne, la République démocratique du Congo doit impérativement saisir la balle aux bonds. Cette fois-ci, pour l’intérêt général de la nation, un programme formel doit être conclu avec le Fonds monétaire international pour espérer bénéficier d’un appui budgétaire conséquent, pouvant permettre au gouvernement de mieux réaliser le programme du président de la République. Et, c’est possible.

Ainsi, il est interdit à ceux qui gouvernent de gaspiller le temps, étant donné qu’ils ont l’obligation de capitaliser tous les atouts dont ils disposent, pour permettre à la RDC de décoller. Un exercice qui impose la qualité dans les prestations ainsi que des sanctions sévères à l’endroit de tous ceux qui s’hasarderaient à s’illustrer dans la complaisance. C’est le seul passage obligé pour avancer résolument vers un pays émergent.