Aux calendes grecques

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Les élections du 30 décembre 2018, à savoir la présidentielle et les législatives nationales et provinciales n’ont été que la première étape du processus. Ces scrutins ont été suivis par les sénatoriales et l’élection des gouverneurs de province. Les élections municipales et urbaines, quant à elles, devraient constituer la suite du processus électoral. Que nenni. 

Silence radio du côté du gouvernement qui se concentre à l’épineux dossier de la gratuité de l’enseignement de base ainsi qu’aux autres projets devant matérialiser le programme quinquennal du président de la République, « le peuple d’abord ».

Du coup on se rend compte que les élections dites locales sont superbement oubliées. Mieux, l’Exécutif national a renvoyé aux calendes grecques les locales, sans le dire.

À vrai dire, il sera difficile pour le gouvernement Ilunkamba, d’organiser les élections municipales et urbaines et d’assurer la gratuité de l’enseignement de base en 2020 en République démocratique du Congo. Le budget, même porté à 10 milliards USD, ne pourra pas permettre de le réaliser. Surtout que derrière ces élections municipales et locales il y a plus de 9000 conseillers municipaux à installer non sans compter les conseillers locaux.

À tout prendre, le chef de l’État a fait beaucoup de promesses qu’il lui sera difficile de réaliser en même temps la suite de l’agenda électoral. Est-ce le prix à payer pour satisfaire les attentes des Congolais. En tout cas, ça a tout l’air. C’était connu d’avance en RDC, tout est prioritaire dans le pays. Et qu’il fallait faire de choix judicieux. 

Autant la jeune démocratie congolaise doit être consolidée, autant il faut s’attaquer aux urgences sociales pour améliorer un tant soit peu les conditions de vie des populations.

De toutes les façons, le gouvernement s’apprête à déposer le Projet de budget 2020 à l’Assemblée nationale. L’on saura si des fonds ont été prévus pour l’organisation des élections municipales et urbaines en RDC.