Sénat : le projet du Budget 2020 déclaré recevable

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Adopté depuis jeudi 5 décembre dans la soirée à l’Assemblée nationale à hauteur de 10 milliard de dollars américains, le projet de loi de finances de l’exercice 2020 est en seconde lecture à la Chambre haute du Parlement. Le texte soumis par le vice-Premier ministre en charge du Budget, représentant le Premier ministre empêché, a été déclaré recevable et envoyé en commission pour examen.

Pitshou Mulumba

La seconde lecture de l’examen du projet de loi de finances de l’exercice 2020 risque de connaître un peu plus de vitesse au regard du chronogramme de la session ordinaire dont la clôture est prévue le 15 décembre prochain. Hier mardi 10 décembre, le projet de budget 2020 a été déclaré recevable et envoyé en commission écofin pour son approfondissement. Il en a été de même pour le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice clos (2018).

Tout compte fait, il n’y aura pas assez de marge de temps pour l’Ecofin afin de procéder à un examen minutieux de ce texte de loi, instrument de gestion de la République.

Dans son exposé, le vice-Premier ministre, ministre du Budget Jean-Baudouin Mayo, représentant le Premier ministre empêché, est revenu sur des innovations intégrées dans ce texte de loi de finances chiffrée historiquement à hauteur de 10 milliards de dollars.

Et même si lors de la première lecture du projet de budget, tout le monde s’accorde sur le début du changement, des doutes subsistent sur la capacité du gouvernement de la République à mobiliser des recettes internes, et même externes, avec 500 millions seulement d’appuis budgétaires de la Banque mondiale et un milliard d’investissements promis, mais non détaillé. Et pourtant, des questions essentielles entendent trouver des réponses dans ce projet de loi. C’est, notamment la gratuité de l’enseignement primaire qui n’est pas entièrement financée et également le financement des élections locales censées mettre fin au cycle électoral qui a permis au pays de vivre sa première alternance pacifique à la magistrature suprême.

Suivant le calendrier établi, tout devra être fait pour qu’au plus tard le 15 décembre à la clôture de la session budgétaire de septembre 2019, le texte harmonisé entre les deux Chambres du Parlement, si divergences y aura, soit voté respectivement à l’Assemblée nationale et au Sénat avant son envoi auprès du chef de l’Etat pour sa promulgation.