Fermeture de l’Unikin : Pierre Lumbi interpelle F. Tshisekedi

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Secrétaire général du nouveau parti de Moïse Katumbi, Ensemble pour la République, le sénateur Pierre Lumbi Okongo n’est pas resté indifférent aux derniers événements qui ont conduit à la fermeture de l’Université de Kinshasa.

Le Potentiel

Dans une lettre ouverte au chef de l’État Félix Tshisekedi, Pierre Lumbi se fait le porte-voix non seulement des étudiants déguerpis de la concession de l’Unikin mais aussi des parents qui ont consenti de lourds sacrifices pour financer leurs études.

Au bout du compte, Pierre Lumbi estime que le gouvernement a agi dans la précipitation en décrétant la fermeture manu militari de l’Université de Kinshasa et appelle par conséquent le chef de l’État à « veiller à ce que la fermeture de l’Université de Kinshasa ne se prolonge pas au-delà du temps strictement nécessaire pour le rétablissement de l’ordre public ».

Pierre Lumbi est d’avis que la fermeture de l’Unikin ne va pas résoudre le problème. Aussi, invite-t-il en même temps le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire à « fixer la date de la réouverture de cette université et de la reprise du dialogue avec les étudiants pour éviter la perturbation de l’année académique ».

Tout en reconnaissant aux étudiants « la légitimité de leur droit de manifester », Pierre Lumbi condamne vigoureusement « la violence qui s’en est suivie avec mort d’hommes. Elle est intolérable et les coupables sont punissables ». Il poursuit en faisant remarquer que « la sanction collective prise par le ministre de l’ESU est non seulement disproportionnée mais inappropriée et injuste ». Selon lui, « cette sanction punit à la fois et les étudiants innocents et les fauteurs de troubles dont le statut d’étudiant reste à prouver, même les parents qui ont consenti des sacrifices énormes pour envoyer leurs enfants à l’université ».

Depuis les échauffourées du lundi 6 janvier qui ont paralysé le site de l’Université de Kinshasa, les activités académiques ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre, sur décision du gouvernement, en attendant de procéder  à l’identification des « vrais » étudiants habiletés à fréquenter le site universitaire.