Kinshasa : les médecins des hôpitaux publics observent un « service minimum »

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Les médecins, regroupés au sein de Synamed, ont décidé de recourir au ‘‘service minimum’’ avant de voir le gouvernement accéder à leurs revendications. Il est question, entre autres, de  la liquidation des arriérés de rémunération ; de la nomination en grade des médecins ; de la prise en charge de frais funéraires des médecins décédés et de l’octroi d’une allocution substantielle à leurs progénitures.

O.Dioso

Les médecins des hôpitaux publics de Kinshasa, regroupés au sein du Syndicat national des médecins (SYNAMED), ont entamé, depuis hier mardi 14 janvier 2020, un mouvement de grève, sous la forme de « service minimum ». Cette décision a été prise lundi 13 janvier dernier à l’issue de la réunion du conseil provincial de ce syndicat. L’objectif a été de recueillir les avis des médecins de cette corporation sur la suite du préavis de grève donné au gouvernement, rapporte un communiqué parvenu à la presse. 

« Après compilation des avis exprimés en assemblée générale, il se dégage que les médecins du Synamed de la ville de Kinshasa ne s’opposent pas au prélèvement de l’IPR [Impôt sur les revenus, Ndlr] mais le conditionnent par des réponses positives aux problèmes plusieurs fois posés dans notre cahier de charge », peut-on lire dans ce communiqué.

Par ailleurs, le conseil provincial de Kinshasa demande au bureau exécutif national d’être disponible aux négociations avec le gouvernement de la République. Le vendredi 10 janvier dernier, les médecins de Synamed de Kinshasa ont, dans une correspondance adressée au premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, menacé d’entrer en grève si le gouvernement n’accédait pas à leurs revendications. Il s’agit notamment de  la liquidation des arriérés de rémunération ; de l’alignement de la rémunération des médecins à la hauteur de ce qu’ils perçoivent depuis déjà plusieurs mois en terme de référence dans le calcul de la prime de risque des médecins ; de la nomination en grade des médecins ; de la prise en compte de tous les médecins non payés et de la mise en retraite des médecins qui ont rendu d’énormes services à la nation ; et de la prise en charge de frais funéraires des médecins décédés et l’octroi d’une allocution substantielle à leurs progénitures.

Ebola contamine plus de 3 000 personnes et fait 2 231 morts depuis 2018

Plus de 3 000 cas de contamination à la maladie du virus Ebola ont été enregistrés en République démocratique du Congo. L’épidémie de fièvre hémorragique y a déjà tué plus de 2 000 personnes depuis août 2018, ont indiqué les autorités sanitaires du pays.

Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas recensés est de 3 373, avec un total de 2 231 décès, selon le dernier décompte du Comité multisectoriel de la riposte à l’épidémie (CMRE) paru samedi 28 décembre, rappelle jeune afrique.com.

La RDC lutte contre une épidémie de la maladie du virus Ebola déclarée le 1er août 2018. Les provinces troublées du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’Est, sont les plus touchées. Les autorités sanitaires indiquent, par ailleurs, que « 341 cas suspects sont en cours d’investigation ».

Insécurité et épidémie

Les actions de lutte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison d’insécurité causée par la présence de nombreuses milices dans les zones touchées, fait remarquer la source. Laquelle rappelle aussi que des membres d’équipes anti-Ebola ont été tués ou blessés dans des attaques armées dans le Nord-Kivu et en Ituri. Les installations anti-Ebola sont aussi la cible d’attaques dans ces régions, en proie à des violences depuis deux décennies, fait remarquer jeune afrique.com.

Depuis novembre, plus de 200 civils ont été tués dans cette zone dans des tueries attribuées au groupe armé d’origine ougandaise des ADF (Forces démocratiques alliées).

L’actuelle épidémie d’Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l’histoire après celle qui a fait quelque 11 000 morts en Afrique de l’Ouest en 2014.