Mieux vaut prévenir que guérir

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Une étincelle est à même de provoquer un incendie. Preuve : il a suffi d’une phrase prononcée à Londres par le président Tshisekedi, pour que l’agitation s’empare de la classe politique.

Cette phrase évoque l’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale en cas de crise avérée entre FCC et CACH.

Au moment où les partisans de l’ancien président sont subitement vent debout et, peut-être, se préparent à la marche vers une crise institutionnelle, les plus lucides des Congolais s’interrogent sur le gagnant d’une telle bataille.

La levée des boucliers dans l’arène politique et sur les réseaux sociaux, à la suite de la causerie présidentielle à Londres, cache mal les intentions machiavéliques de ses auteurs.

De toutes les manières, qui veut la paix doit nécessairement préparer la guerre. En d’autres termes, mieux vaut prévenir que guérir. Car la guérison exige du temps et davantage d’énergie alors que la prévention aurait permis d’éviter la catastrophe.

Saluons l’assurance de Tshisekedi qui ne s’inscrit pas dans le schéma d’une crise qui emporterait tout le monde. Il sait que le FCC a conservé tous les leviers du pouvoir, en l’occurrence l’armée, la police, le renseignement, les finances, l’appareil législatif et le pouvoir judiciaire.

Face à cette configuration partisane, le président courrait au suicide en engageant ouvertement une épreuve de force avec le FCC. Toutefois, en tant qu’élu, seul le peuple, dans ces conditions inégales, constituerait son bouclier.

Alors, pour conduire son mandat à terme, il aurait intérêt à bénéficier de l’appui et de l’armée et du peuple. Un conseil : il ne doit pas se fier aux grandes gueules. Car «conseilleur», dit-on, n’est pas payeur.