Avortements clandestins: À Kananga, l’ONG ENAV signale 5 décès des jeunes filles entre Janvier et Février 2020

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L’ONG « Enfant Avenir » a documenté cinq cas de décès des jeunes filles, survenus aux vortements clandestins, entre le 15 janvier et le 08 février de l’année en cours, à Kananga et Tshimbulu ( Kasaï Central).

Le Coordonnateur de cette structure, fait savoir que les enquêtes se poursuivent pour identifier les personnes impliquées dans ces avortements, ayant causé même des morts afin qu’ils répondent de leurs actes devant la loi.

Selon maître Pierre Bibombe, ces avortements constituent un autre fléau qui doit être associé aux cas des violences sexuelles basées sur le genre, étant donné que ces jeunes filles surtout les étudiantes, tombent dans cette pratique à cause de l’ignorance, et le manque d’informations suffisantes à travers les relations sexuelles précoces et aveugles.

Cependant, Pierre Bibombe dit vouloir constituer un dossier judiciaire pour les cas déjà identifiés. C’est dans ce sens qu’il invite les autres familles ayant connu la même situation, à dénoncer le plus vite possible afin que les bourreaux subissent la rigueur de la loi. Et de poursuivre, « les avortements constituent un fléau et a des conséquences néfastes sur la vie des jeunes filles ».

Voilà pourquoi il dénonce le comportement de certains médecins et infirmiers qui s’adonnent à la pratique d’ôter la vie, alors qu’ils sont appelés à sauver des vies.

Elysée Lusamba, correspondante au Kasaï central